Souvenirs d’un week end d’anthologie sur nos terres Matheysine.

 

Semaine 50 2011 :

Voila on a prévu un off Matheysin en mode « blanc « avec le Michael, mais pas un pet de neige en dessous de 2000m. Arf quelle galère, on avait fait chauffer les méninges pour le parcours.Bon la Matheysine est tellement belle, que nos  membres du TTT, vont aimer, mais on perd le charme du plateau sous la neige, et la réputation qu’ici, c’est un climat rude. Je vais prier, la neige. Puis un espoir  vient du coté de météo France qui annonce de grosses chutes de neige ce week end. Je me dis que c’est pour les touristes qui viennent en vacance. Puis Vendredi des trombes d’eau, vont se transformer en tempête de neige ! Yepaaaaa, ca va être une tuerie ce off.

 

SamedI 17/12 : Pré off

Je me lève vers 12h, travail de nuit oblige, et j’apprends que les chemins sont blancs, avec une dizaine de centimètres. Je récupère Fab à la gare de Grenoble, et on monte dans la toundra Matheysine, en faisant connaissance. Y’a pas beaucoup de neige, puis d’un coup, au panneau Laffrey, c’est une autre histoire. Je récupère Stephen et Alex. La montée au resto des Carcaris est même bien blanche. Johan Villard, pourtant Matheysin mettra le clignotant et abandonnera sa  part de ravioles, tant pis l’ami. La soirée est belle et chaleureuse. Sa discute esprit trail, vision de la discipline, souvenirs de rencontre, de courses, pantin couffin quoi. Tout le monde fait mieux connaissance, autour des charcuteries et des grosses ravioles, c’est super. Nous repartons, le ventre plein, nous coucher, afin d'etre  d'attaque pour la journée de demain qui s’annonce dantesque.

Je vais avoir une nuit peu tranquille, par le fait d’être dans le rythme du travail de nuit et les ronflements du frangin, c’est la piscine qui en est la cause qui me dit !!! Vin dio, il se fait peur lui-même dans son sommeil dès fois.

 

Dimanche 18/12 : Prêt au combat

Stephen, alias Little Pasta, mon Frangin et moi même, nous nous recassons le ventre à 5h40 du matin, avec du pain, du miel, de la confiote et du café chaud.  Faut  prendre des forces, aujourd’hui l’organisme va être sollicité !

On  s’équipe, sa rigole, nous n’avons pas vu le climat pour le moment, on descend, et en ouvrant la porte, auuuf, quelle tempete, bin là, mes pauvres cadets, ca va être dur dur lol ! Il est tombé 30cm, et sa pouceille du patarow sévère. On rejoint la meute, tout le monde est excité comme des gosses, mais avec un peu le sourire jaune en coin quand même ! Notre minimaliste du groupe Benoit, a mit ses plus belles five fingers vibram, yeepppp bin l’aye, mon poulain, bonne chance, avec le programme qui t’attend !

 

Le off c’est parti :

On attaque par la visite guidée du razzier, des installations minières, les premières gaufres arrivent. Petit tour dans les ruelles de la Mure, et après 3.5km, le départ de l’off est donné ! Montée au paradis, par la crête et les passages sous les pins chargés de neige sont magnifiques. Quel panorama au rocher du paradis, avec le lever du soleil, qui malheureusement ne fera que quelques légères percées durant la journée. On embraye vers les 13 bises au petit rythme. Il faut jouer avec le terrain, pour ne pas s’enfoncer jusqu’aux genoux, c’est une tuerie toute cette puff. Le petit train est en marche. La descente des Signaraux est terribles, droit dans la pente comme au ski. Le single en surplomb de la route, à travers les petites falaises est magnifique, aussi bien qu’en vtt. Arrivée à la Festinière, Johan et Benoit nous quitte. Section 2 du parcours, la  cote vers la Pierre percée, fait apparaitre des petits groupes. Tout le monde s’attend à la pierre pour contempler la matheysine. C’est terrible, je connais ce paysage par cœur, mais y’a toujours un truc qui change, qui se passe en moi ! On se fait toute la crête jusqu'à Laffrey, c’est superbe, on aperçoit les lacs en contre bas, quelques flaques cachées nous jouent des tours, n’est ce pas Vincent ! Plus on se rapproche de Laffrey, et plus c’est la tempete. C’est bon ca, je surkiffe ces conditions, je suis en mode aventurier dans ma tete,  et cette fin de  crête sauvage « attention au troupeau » est splendide. Arrivé au ravito, Célia nous surprend avec  son objectif. On reprend des forces, pain d’épice, Mars, clémentine, thé, vin chaud, si ca ce n’est pas du ravito, je ne suis pas le fils du Richard et de la Joubi!! Une partie du groupe  arrête l’aventure  par sagesse, selon la forme du jour et les conditions !

 

Section 3 &4   le retour : Ca monte d’un grand

Nous sommes donc 6 à repartir pour le retour ! Le frangin prend les commandes, nous avons un groupe assez homogène dans l’ensemble. Il se met en mode pile Duracel, rythme régulier et constant. Les kilomètres défilent, nous avons un peu changé la trace, vu les conditions. Les crêtes sont avalées, sa discute moins, tout le monde est au train. Vincent subit un peu et  doit rentrer faire des cartons. Il repart par la route, il à l’air frigorifier notre Ariègo ! JMG veut arrêter également, mais les « little mentale » commencent à fuser, donc par fierté il reprend, malgré ses jambes qui subirent la Sainté lyon deux semaines auparavant. La montée de Jadin se fait en marchant, puis au belvédère, notre Dawa Sherpa local, alias Alex, monte au train avec Michael dans ses trabuco, Stephen prend un coup d’arrêt et JMG aussi, moi je suis mais prends quelques mètres de retard, je décide de monter au train un moment et puis j’attend mes deux compères,  car je me fais chié tout seul ! On est tous dans le dur (enfin certains plus que d’autres), on languit la fin. Dans la descente je reprends un coup d’euphorie, je suis bien, je pourrais continuer à courir pendant des heures, je suis en mode finisher, rien ne peut m’arriver aujourd’hui. Je suis avec Michael, on est en plein délire, on se filme, on dit que des conneries (c’est rare), puis on attend le reste du groupe. On s’encourage, notamment JMG, pour finir ce périple de 8h, dans la toundra Matheysine.

Arrivée au ravito 2, qui sera le terminus. Michael et moi on n’hésite, on veut finir tout les deux ! On est dans l’euphorie !  Puis la voie de la raison nous ramène à la réalité. On va profiter d’une belle tablée, avec  les amis et la famille de la première dame du TTT, qui nous accueil comme des rois.

 C’est dans ses conditions, que l’amitié ressort plus fort. Je repense à l’off ultra de l’Obiou, où j’avais finis grâce aux compagnons du jour.  C’est une expérience que je suis en train de découvrir avec le trail. Tout seul, je n’aurais même pas mis le bout du nez dehors, là avec une telle bande, j’ai fais 48km 2000 m de déni dans de telles conditions, c’est magique, et je ne l’ai est pas vu passer.

Retour sur Echirolles, j’ai pleins d’images et bons moments dans la tete, je n’arrive pas à décrocher, c’était un super week end partagé avec une nouvelle bande d’amis du TTT, et le frangin.

 

A quand vous voulez pour une prochaine aventure.

Mayou under the obiou

Liens photos du TTT:

//www.flickr.com/photos/taillefertrailteam/sets/72157628480219327/ 



21/12/2011
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