Gruissan Phoebus Trail 2012

Intro :

 

Voila le premier objectif de l’année est réalisé. Il valide la première partie de saison, orienté sur du foncier, résistance en course a pied. C’est du coté de Gruissan et son Phoebus trail, que je valide cette période.

 

Un peu de prépa avant tout

 

La préparation a été divisée en 3 gros blocs. Un bloc foncier, un bloc développement vitesse et dernier bloc résistance de la vitesse « seuil ». La prépa à débuter en  Décembre, avec le Festitrail d’Autrans comme coup d’envoie. Le mois de décembre a était orienté sur de longues sorties off, avec notamment l’Hivernale tour Matheysin accompagné de la bande du TTT, et les sorties du Lundi avec Johann le trader. J’ai toujours conservé une à deux séances de VMA courte pour entretenir la vitesse. Janvier les choses sérieuses ont reprisent, avec une prépa plus spécifique, en intégrant aux sorties longues des fartlecks, souvent du côté des passerelles du Monteynard, une séance de VMA Courte soit seul, soit avec les potes du Triathlon le mercredi soir, une séance à plat, et une séance de VMA longue sous forme de fractionné ou fartleck en terrain vallonnée. Mi Janvier, une course de préparation, avec les Coursières du haut lyonnais 30km 1100m d+. Puis le dernier bloc, travail de seuil résistance et vitesse. J-13 Une bonne sortie de 3h autour des 4 seigneurs dans 20cm de neige, J-10 ,1h30 en vallonée sur un rythme explosif et entre temps du jus du jus, repos repos, avec quelques footings cool et une séance clef de vitesse Mercredi avec le club de tri.  Après tout ca, me voila prêt a en découdre avec ce Gruissan Phoebus trail, 1ER manche du championnat de France de trail.

 

Voyage, voyage,

 

Samedi, départ pour Salaise sur Sarne, où je rejoins le Frangin, Stephen avec sa femme et son petit. On prend le camping car, et  go to the place to be, Gruissan. Un super soleil le long du voyage, nous réchauffe un peu en cette période de grand froid. Mais en sortant du camping car, là, c‘est pas la même ! Un vent glaciale à 75km/h, pénètre le cuir, c’est un truc de malade, il fait trop froid. Bon, il va falloir faire avec demain ! On va chercher les dossards, et là, a ma grande surprise, dossard prioritaire, n°15 Majewski David ! Bon ils ont confondu avec mon frère, mais c’est bien marrant d’être en haut de l’affiche avec les Chorier, Martin,  Meyssat, Gault ! Allez je me remets de cette blague et on part faire le petit footing  de décrassage voyage, où nous allons  reconnaître le départ et la première bosse du Réservoir, avec Johann et Stephen. Le soir nous passons une bonne petite soirée au resto, en compagnie de mon pote d’enfance David Zanoni. Ca rigole bien, on oublie la course.

 

Sacrée nuit au camping car..

 

La nuit pour moi, c’est plutôt bien passé, contrairement à Johann.  Je me suis endormie assez vite, dans mon sac de couchage et plaide en fourrure. Les bruits du soufflage du chauffage seront vite atténués par mon mp3 et ma compil Tracy Chapman et C Maé.

 

5h30 Réveil : Il est 5h, Gruissan se réveil

 

Bon c’est le  jour J, on s’organise pour le petit dèj, on prend place, et c’est partie pour gâteau de riz caramel et sport dèj d’overstime pour moi. Petit  thé et jus d’orage+ une orange. Ensuite choix de la tenue vestimentaire. Pour moi, j’opte pour, chaussure North face single track, chaussette bv port, manchon compressport R2 silicone, cuissard booster, tshirt manche longue de compression Ekoi Philfast , maillot manche longue de vélo ekoi compétition, et Buff. Pour le reste porte gourde  Salomon ,5gels liquide et 1 compote isostar.

7h Johann s’en va pour son Las Caladas, et un moment après, c’est à notre tour de se rendre au départ en trottinant. On rentre à l’intérieur du Casino pour se réchauffer. Allez, motivation, je sors m’échauffer pour quelques tours  et accélérations sur le parking, et direction ligne de départ. Je suis au coté de Julien Chorier, Nicolas Martin et Manu Gault. Présentation des favoris et challengers, le speaker m’annonce « Majewski David du Taillefer Trail Team » yeah c’est bon ca !

Mayou under the obiou au coté des Grands

 

Gruissan Phoebus trail, c’est partie

 Musique, ca tape dans les mains et pan, ca part assez rapidement,  je suis pris dans l’élan et sur les 2 premiers kilo, je suis juste derrière le groupe des champions, on est à 16km/h env, et je suis bien. Premier pétard,  je suis dans le deuxième wagon avec Stephen qui mène le train.

 

Ca pousse dans le premier pétard!

 

Je suis un bon moment, puis je me ravise un peu, car pour 50km ma stratégie est un départ plus prudent, tout a la sensation, pas de gps ou cardio. Des coureurs me remontent, mais je ne m’affole jamais, je suis dans ma bulle. Le parcours est super, technique et tout en relance dans les singles tortueux de la Clape, on est toujours aux prises. On débouche sur une crête et la vue sur le méditerrané est grandiose. Ensuite on entre dans les pins, et le terrain est sec, caillouteux, on alterne les descentes techniques, les canyons, les petites falaises, la garigue, c’est vraiment top, j’adore. Parfois on débouche sur des vignes et quelques pistes roulantes. La Clape, c’est le top, mais alors c’est usant au niveau du mentale, car sa tournicote, et faut être vigilant tout le temps, car la moindre erreur, c’est une cheville ou une chute qui arrive.

 

 Lors d’une longue monté en faux plat je vois le frangin qui me dit que je suis aux alentour de la 30eme place et m’encourage, je suis plutôt bien, toujours dans ma bulle. Après, un pétard,  on débouche sur  la crête et les plateaux de la clape ! Et là, les rafales de vents sont énormes, je double Stephen, qui connaît un jour de moins bien, j’essaie de l’encourager en lui claquant le cul, mais rien n’y fait ! Sur la crête je pousse un peu, je rattrape un concurrent et comme on était un groupe a ce suivre, je force le ton. C’est très technique, impossible d’aller bien vite, mais si on est cuit on perd vite du terrain, alors je force. J’arrive enfin au premier ravito au 30eme Km. Je refais le plein, je mange une compote isostar. Je repars pour la monté au point culminant, qui se réalise par une longue monté dans un canyon asséché, avec des petits passages où on s’aide des mains, c’est trop bon, je creuse l’écart, étant plutôt à l’aise sur ce type de terrain « Serait-ce l’apprentissage de L’Obiou  lol ». Puis vient la descente mythique sous la falaise avec la main courante.  Après une belle descente, on arrive au gros ravito du 33eme km, qui marque la fin de la Clape.

 

Fin de la Calpe your hands

 

Je fais le point avec le Frangin, je suis toujours bien, la motive est à bloc ! Je repars pour la dernière partie, plus roulante au contour  de l’étang salin qui est  gelé, pour vous dire le niveau de froid. On alterne le montés abruptes mais courte et descente techniques, Karine Herry me rejoint ! Ptain elle se mal, elle est à bloc et elle  tient quel mentale !!  Je la suis, elle donne le ton, dans les descentes elle vole, je la suis quand même, mais faut vraiment que je m’investisse. Sur le plat, on prend des grandes rafales à 100km/h, et là je la dépose, lui prends 100m, mais ensuite c’est une véritable sangsue ! Elle ne décroche jamais, me reviens dessus même ! Sur le littorale, c’est de la folie, tellement le vent est fort, j’essaie d’envoyer car je suis bien, mais impossible d’aller vite, on est balloté par le vent. Le long de la plage, ca se calme, mais les jambes commencent à être bien en bois. On replonge dans les vignes de Pierre Richard, c’est usant mentalement, on n’en voit jamais la fin de ce littorale. Au ravito je rejoins Virginie Govignon , un petit coca, et je repars avec  dans mon sillage toujours l’inusable Karine, qui essaie de faire péter Virginie . Il reste 5km, j’aperçois au loin mon Frangin, j’ai des crampes de partout, j’essaie de gérer la respiration, je lâche des petits cris de douleurs, et je force le mentale a repousser les limites « allez souviens toi de ces heures passées dans  la neige, le froid, c’est pas pour rien, allez faut tenir, faut pousser, la gniac, fait toi mal, ça va le faire » tous ces mots qui traversent l’esprit, et qui nous transforme en machine à avaler les mètres. Mon frangin me conseille sur la respiration et la concentration, il m’encourage, je me refais une sanguette. Allez,  je pousse, j’arrive à éloigner Karine, enfin !! Je finis assez fort. Dernière descente , on traverse un pont, il reste 1300m le long de l’étang avec des rafales de fous. On a l’impression d’être scotché. Je finis en accélérant en continu. C’est bon, c’est la délivrance, je vois le palais des congrès, le tapis rouge est là, beaucoup de monde applaudissent, et le speaker annonce David Majewski, les frères Majewski, il se ressemble comme 2 gouttes d’eau, les triathlètes des Alpes ! Je passe la ligne en 4h49min, notre arrivée est filmé, on se voit à l’écran, c’est vraiment trop bon ! Tout le monde vient a ma rencontre, je suis trop content, Karine arrive 1min après, et j’ai l’honneur de l’applaudir, de la féliciter en direct sur la ligne.

 

Après l’effort le réconfort.

 

Allez retour au camping car, où je me pose un moment, au chaud, mange quelques Mars, me débarbouille la face, et on rejoint le palais, où un super repas cassoulet nous attends. Y’a tout le gratin, et on refait un peu la course à table. On profite de cette fin de week end. Ensuite le retour en terre Iséroise, ce ferra la plupart du temps allonger dans le camping car, les jambes en vrac en l’air, et plein d’images me reviennent ! Je suis vraiment content de la perf, de toute cette préparation, qui la plupart du temps c’est faite dans la neige, le froid, quelle récompense ce dimanche 12/02. J’atteins de loin mes objectifs de passer en dessous des 5h, malgré les conditions, un 4h40 était a ma porté sans ce vent et froids,  je rentre dans le premier quart easy.

Superbe épreuve, tenue par une organisation au top! Des bénévoles super sympa malgrès les conditions, un parcours top, un acceuil et arrivée magique!

 

 Maintenant une semaine de repos, et ensuite direction Espagna, pour  le début de la prépa de l’objectif n°2 le 15 avril, le Duathlon des palmiers à Hyères 83.

 

Le résumé sur lepape info :

//www.lepape-info.com/courses/les-resultats-du-gruissan-phoebus-trail-le-12-fevrier-2012

les Résultats du 50km :

//www.lepape-info.com/wp-content/uploads/2012/02/50-km-gruissan.pdf

 

Récit Manu Gault:

//www.runningcafe.fr/news/trail/une-rentree-de-costauds-au-gruissan-phoebus-trail-7920

 

Récit Julien Chorier:

//www.julienchorier.com/index.php?post%2F2012%2F02%2F14%2FCoup-de-froid-%C3%A0-Gruissan

Le site de l'épreuve:

//www.gse-organisation.com/pages/93,48,5,127/gpt___accueil.html



13/02/2012
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